Show cover

Je crois profondément à l’aspect « sacré » de la maternité, dans le sens humain. C’est objectivement une étape de vie incroyable et qui mérite plus qu’un regard technique.


Mais aujourd’hui je vous parle de la scission que j’observe depuis plusieurs années entre deux mondes qui se tirent la bourre : une médecine longtemps trop technicisée, trop patriarcale, qui a laissé peu de place au vécu subjectif, au partage des femmes ; et un mouvement vers le sacré qui a comblé ce manque de lien, sans toujours le dire. La religion a longtemps répondu à ce besoin de sens. Aujourd’hui, en Occident, elle a perdu du terrain, et un nouveau langage a pris sa place : l’alignement, l’énergie, l’âme du bébé qui choisit ses parents.


Je ne fais pas le procès du sacré. Je pense au contraire qu’il faut une vision ouverte de la vie pour accompagner une naissance. Ce que je questionne, c’est ce qui se joue quand une croyance devient une affirmation présentée comme un acquis, sans jamais être nommée comme une croyance.


Quand elle aliène et rajoute de la culpabilité au lieu d’apaiser.


Quand elle transforme une praticienne en sachante qui capte ce que vous, vous ne captez pas de vous-même.


On quitte alors une norme médicale trop rigide pour une norme spirituelle tout aussi rigide, sans avoir gagné la liberté qu’on cherchait.


Parlons de ce double visage de la maternité sacrée : cette puissance féminine bien réelle, ce chemin initiatique que représente l’enfantement, et le glissement qui peut s’opérer quand vivre sa maternité autrement, avec une péridurale, une césarienne, sans rituel, devient presque une maternité ratée.


Dans cet épisode :


• Ce que la sur-médicalisation de la naissance a fait disparaître, et pourquoi le sacré est venu combler ce vide

• Comment reconnaître une croyance qui apaise, et une croyance qui déresponsabilise en culpabilisant

• L’anecdote des niveaux d’âme, et ce qu’elle m’a appris sur la posture d’accompagnante

• Ce que la médiumnité m’a enseigné sur le besoin de tout expliquer

• La maternité sacrée, entre puissance féminine réelle et nouvelle case à cocher

• Pourquoi votre ressenti reste la seule boussole valable, quelle que soit l’approche


J’aimerais, en ayant écouté cet épisode, que vous vous demandiez si ce qui vous parle de sacré vous rend plus libre, ou si cela vous impose une nouvelle norme à respecter. Et que vous vous autorisiez à garder ce qui vous fait du bien, et à laisser le reste, sans avoir à vous justifier.


Références citées dans l’épisode : les travaux de Fabien Olicard sur le mentalisme.


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Je crois profondément à l’aspect « sacré » de la maternité, dans le sens humain. C’est objectivement une étape de vie incroyable et qui mérite plus qu’un regard technique.


    Mais aujourd’hui je vous parle de la scission que j’observe depuis plusieurs années entre deux mondes qui se tirent la bourre : une médecine longtemps trop technicisée, trop patriarcale, qui a laissé peu de place au vécu subjectif, au partage des femmes ; et un mouvement vers le sacré qui a comblé ce manque de lien, sans toujours le dire. La religion a longtemps répondu à ce besoin de sens. Aujourd’hui, en Occident, elle a perdu du terrain, et un nouveau langage a pris sa place : l’alignement, l’énergie, l’âme du bébé qui choisit ses parents.


    Je ne fais pas le procès du sacré. Je pense au contraire qu’il faut une vision ouverte de la vie pour accompagner une naissance. Ce que je questionne, c’est ce qui se joue quand une croyance devient une affirmation présentée comme un acquis, sans jamais être nommée comme une croyance.


    Quand elle aliène et rajoute de la culpabilité au lieu d’apaiser.


    Quand elle transforme une praticienne en sachante qui capte ce que vous, vous ne captez pas de vous-même.


    On quitte alors une norme médicale trop rigide pour une norme spirituelle tout aussi rigide, sans avoir gagné la liberté qu’on cherchait.


    Parlons de ce double visage de la maternité sacrée : cette puissance féminine bien réelle, ce chemin initiatique que représente l’enfantement, et le glissement qui peut s’opérer quand vivre sa maternité autrement, avec une péridurale, une césarienne, sans rituel, devient presque une maternité ratée.


    Dans cet épisode :


    • Ce que la sur-médicalisation de la naissance a fait disparaître, et pourquoi le sacré est venu combler ce vide

    • Comment reconnaître une croyance qui apaise, et une croyance qui déresponsabilise en culpabilisant

    • L’anecdote des niveaux d’âme, et ce qu’elle m’a appris sur la posture d’accompagnante

    • Ce que la médiumnité m’a enseigné sur le besoin de tout expliquer

    • La maternité sacrée, entre puissance féminine réelle et nouvelle case à cocher

    • Pourquoi votre ressenti reste la seule boussole valable, quelle que soit l’approche


    J’aimerais, en ayant écouté cet épisode, que vous vous demandiez si ce qui vous parle de sacré vous rend plus libre, ou si cela vous impose une nouvelle norme à respecter. Et que vous vous autorisiez à garder ce qui vous fait du bien, et à laisser le reste, sans avoir à vous justifier.


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