
En s'écoutant des titres iconiques de la Soul, du RnB, et du Hip-Hop, et en parlant de nos artistes préférés vus en festivals, des Nuits de Fourvière à Jazz à Vienne, au Cabaret Sauvage, jusqu'aux rues de Londres, nous explorons la question du Black Love et ses défis à relever dans l'histoire et notre société :
Racisme
Colorisme
Mysogynoir
Diasporas afro caribéennes, afro américaines, afropéennes
Déshumanisation
Le black love est un terme qui désigne l’amour entre personnes afro-descendantes, dans un contexte où cet amour est souvent invisibilisé, dévalorisé ou stigmatisé. (source Blaque)
Le Black Love documente des Stratégies de résistance, acte romantique ET politique, aussi culturelle et spirituelle, outil de guérison et d’union pour les diasporas (afro-américains, afropéens)
On en parle avec Stépanie, présidente de l'association lyonnaise La Cour d'Or qui s'active pour pour la promotion de la diversité culturelle dans la littérature jeunesse par le biais d'une bibliothèque avec une sélection de livres où les cultures africaines sont particulièrement valorisées. A chaque ouverture vous profitez également d'une animation culturelle.
Depuis les années 2010, certains artistes, intellectuels et penseurs d’ascendance africaine revendiquent la « black joy » comme outil d’émancipation et de réparation. Une façon d’humaniser les récits, de célébrer les individualités, de valoriser l’expérience collective et de réécrire la mémoire visuelle.
Pour des artistes comme Akua Naru, la Black Joy remet en question les récits cruels que la suprématie blanche a propagés à l'échelle mondiale contre les personnes noires.
Il célèbre la résistance, l'amour et la libération comme moyens de prendre soin de soi et de s'émanciper.
Par ailleurs, Aja Monet sort la chanson Black Joy, qui décrit les réalités douces-amères des populations afro-américaines. Pour elle, « la joie est différente du bonheur en cela qu’elle est un choix ». L’Afrique, ayant connu toutes les formes de colonialisme et d’exploitation, jusqu’à la traite humaine, porte en elle une promesse de libération presque spirituelle, car « le cœur, l’âme et l’esprit ne peuvent pas être enchaînés ».
On adresse également le colorisme et la mysoginoir qui s'illustre par des représentations déshumanisantes des femmes noires dans les médias ou dans les œuvres culturelles, mais également dans la manière dont elles sont moins protégées ou moins prises au sérieux face aux violences subies, qu'elles soient verbales, physiques ou institutionnelles.
D'après l'ouvrage Performativité du Genre et de la Race - À propos du mimétisme par Hourya Bentouhami-Molino :
"Si l'amour noir existait, il était perçu comme pathologique, et non comme source d'émancipation.
Il ne créait pas des foyers fonctionnant comme des havres de paix, mais plutôt comme des foyers de délinquance et de dysfonctionnement. Toutes ces représentations ont occulté la vérité sur l'amour qui avait soutenu les Afro-Américains pendant les horreurs de l'esclavage et au-delà."
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Crédits photo : Anne-Sophie Benoit, Lehana Dupond
On a tous une histoire qui vaut la peine d'être écoutée.
Jingle composé par Sam Cassegrain Extrait de l'album POETICALLY YOURS, par Marcus Gon.
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