
Maternité et anorexie sont intimement liées dans le parcours d’Adélaïde, qui peut aujourd’hui poser ces mots sur son histoire : « La maternité m’a sauvé la vie. »
À 23 ans, Adélaïde perd brutalement son père dans un accident de voiture. Un choc qui bouleverse son équilibre et son rapport à elle-même. Alors qu’elle prépare son mariage, elle commence un régime, contrôle de plus en plus son alimentation et perd 40 kilos en un an.
Peu à peu, l’anorexie s’installe. Contrôler son corps devient une manière de reprendre le contrôle sur ses émotions et sur une vie qui lui échappe.
Puis une conviction s’impose : devenir maman pourrait la sauver. Elle imagine qu’une grossesse l’obligera à reprendre du poids et que ce bébé tant désiré pourra la « réparer ».
Mais maternité et anorexie se confrontent rapidement à une autre réalité. Adélaïde souffre d’aménorrhée hypothalamique. Sans cycles ni ovulation, son désir d’enfant la conduit vers un parcours de PMA.
Après plusieurs échecs, elle tombe enceinte d’Auguste. Mais après sa naissance, elle ne ressent pas le coup de foudre imaginé. Elle éprouve du rejet, peine à créer du lien avec son bébé et ressent une immense culpabilité.
Comment peut-on avoir autant désiré un enfant et ne pas réussir à l’aimer immédiatement ?
Est-il normal de ne pas ressentir tout de suite cet amour maternel dont on parle tant ?
Cette difficulté d’attachement devient la porte d’entrée vers une dépression post-partum qui durera un an.
Puis arrive Théodore. Avec son deuxième enfant, quelque chose change. Adélaïde se protège davantage, lâche progressivement certaines injonctions et comprend une chose essentielle : « Ce n’est pas un pansement, c’est un enfant. »
Petit à petit, elle sort du besoin de contrôle qui avait nourri son anorexie, se réapproprie son corps et commence enfin à se sentir maman.
Après une fausse couche et un nouveau parcours de PMA arrive Faustine, sa fille.
Cette troisième grossesse est difficile physiquement, mais beaucoup plus sereine psychologiquement. Jusqu’à un accouchement qui vient tout bouleverser.
Après la naissance de Faustine, Adélaïde fait une hémorragie et une rétention placentaire.
Elle vit les soins comme profondément traumatisants et développe ensuite des symptômes de stress post-traumatique et une forte hypervigilance.
Alors, comment la maternité peut-elle sauver lorsqu’elle est elle-même traversée par autant d’épreuves ?
C’est toute la force de ce témoignage sur la maternité et anorexie. La maternité n’a pas réparé Adélaïde comme elle l’imaginait. Elle l’a confrontée à ses blessures et à son besoin de contrôle, mais lui a aussi appris à demander de l’aide, à lâcher prise et à se reconstruire.
Dans cet épisode de Role Mod’elles, nous parlons sans filtre d’anorexie, de PMA, de grossesse, de rapport au corps, de culpabilité maternelle, de dépression post-partum, de traumatisme de l’accouchement, de résilience et de reconstruction.
⚠️ Cet épisode aborde des sujets sensibles : anorexie, troubles du comportement alimentaire, dépression post-partum, fausse couche et accouchement traumatique.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Maternité et anorexie sont intimement liées dans le parcours d’Adélaïde, qui peut aujourd’hui poser ces mots sur son histoire : « La maternité m’a sauvé la vie. »
À 23 ans, Adélaïde perd brutalement son père dans un accident de voiture. Un choc qui bouleverse son équilibre et son rapport à elle-même. Alors qu’elle prépare son mariage, elle commence un régime, contrôle de plus en plus son alimentation et perd 40 kilos en un an.
Peu à peu, l’anorexie s’installe. Contrôler son corps devient une manière de reprendre le contrôle sur ses émotions et sur une vie qui lui échappe.
Puis une conviction s’impose : devenir maman pourrait la sauver. Elle imagine qu’une grossesse l’obligera à reprendre du poids et que ce bébé tant désiré pourra la « réparer ».
Mais maternité et anorexie se confrontent rapidement à une autre réalité. Adélaïde souffre d’aménorrhée hypothalamique. Sans cycles ni ovulation, son désir d’enfant la conduit vers un parcours de PMA.
Après plusieurs échecs, elle tombe enceinte d’Auguste. Mais après sa naissance, elle ne ressent pas le coup de foudre imaginé. Elle éprouve du rejet, peine à créer du lien avec son bébé et ressent une immense culpabilité.
Comment peut-on avoir autant désiré un enfant et ne pas réussir à l’aimer immédiatement ?
Est-il normal de ne pas ressentir tout de suite cet amour maternel dont on parle tant ?
Cette difficulté d’attachement devient la porte d’entrée vers une dépression post-partum qui durera un an.
Puis arrive Théodore. Avec son deuxième enfant, quelque chose change. Adélaïde se protège davantage, lâche progressivement certaines injonctions et comprend une chose essentielle : « Ce n’est pas un pansement, c’est un enfant. »
Petit à petit, elle sort du besoin de contrôle qui avait nourri son anorexie, se réapproprie son corps et commence enfin à se sentir maman.
Après une fausse couche et un nouveau parcours de PMA arrive Faustine, sa fille.
Cette troisième grossesse est difficile physiquement, mais beaucoup plus sereine psychologiquement. Jusqu’à un accouchement qui vient tout bouleverser.
Après la naissance de Faustine, Adélaïde fait une hémorragie et une rétention placentaire.
Elle vit les soins comme profondément traumatisants et développe ensuite des symptômes de stress post-traumatique et une forte hypervigilance.
Alors, comment la maternité peut-elle sauver lorsqu’elle est elle-même traversée par autant d’épreuves ?
C’est toute la force de ce témoignage sur la maternité et anorexie. La maternité n’a pas réparé Adélaïde comme elle l’imaginait. Elle l’a confrontée à ses blessures et à son besoin de contrôle, mais lui a aussi appris à demander de l’aide, à lâcher prise et à se reconstruire.
Dans cet épisode de Role Mod’elles, nous parlons sans filtre d’anorexie, de PMA, de grossesse, de rapport au corps, de culpabilité maternelle, de dépression post-partum, de traumatisme de l’accouchement, de résilience et de reconstruction.
⚠️ Cet épisode aborde des sujets sensibles : anorexie, troubles du comportement alimentaire, dépression post-partum, fausse couche et accouchement traumatique.
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