
Dans ton quartier, il y a une makrel. Tu peux la nommer. Donc ce n’est pas un mot en l’air : c’est une fonction, et elle est occupée.
Épisode 17 de « Reprendre les mots », le rendez-vous où Reflets du Sud reprend chaque lundi un mot qu’on emploie sans en connaître l’histoire.
Au programme : ce que dit vraiment le dictionnaire de Raphaël Confiant, où « makrel » désigne la commère, puis la curieuse des affaires d’autrui, et aussi la maquerelle. Pourquoi ce n’est pas le poisson, qui se dit « makriyo ». Et, du côté du français, « maquereau » qui remonte au moyen néerlandais makelâre, l’intermédiaire, le courtier, sans qu’une parenté directe avec notre mot créole soit pour autant établie.
Reste le cœur de l’épisode : ce que la makrel surveille, ce ne sont pas les faits, ce sont les manières. Et la sentence tombe toujours dans les mêmes mots, « ça ne se fait pas », « une famille comme il faut », « des gens bien élevés ». La phrase est en créole, le code est en français.
Ce n’est ni un plaidoyer pour le silence, ni un procès fait aux makrel. Dans un petit pays, se regarder, c’est aussi se protéger. Ce qu’on laisse tomber, c’est le tribunal, pas la parole.
L’article complet, avec les entrées de dictionnaire et les sources vérifiées :
https://refletsdusud.blog/makrel-commere-ragots-jugement-quartier-martinique/
Sources : Raphaël Confiant, Dictionnaire du créole martiniquais ; CNRTL, entrée « maquereau, maquerelle » ; Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition.
Lundi prochain : « makoumè ».
Reflets du Sud, histoires et mémoires martiniquaises.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ton quartier, il y a une makrel. Tu peux la nommer. Donc ce n’est pas un mot en l’air : c’est une fonction, et elle est occupée.
Épisode 17 de « Reprendre les mots », le rendez-vous où Reflets du Sud reprend chaque lundi un mot qu’on emploie sans en connaître l’histoire.
Au programme : ce que dit vraiment le dictionnaire de Raphaël Confiant, où « makrel » désigne la commère, puis la curieuse des affaires d’autrui, et aussi la maquerelle. Pourquoi ce n’est pas le poisson, qui se dit « makriyo ». Et, du côté du français, « maquereau » qui remonte au moyen néerlandais makelâre, l’intermédiaire, le courtier, sans qu’une parenté directe avec notre mot créole soit pour autant établie.
Reste le cœur de l’épisode : ce que la makrel surveille, ce ne sont pas les faits, ce sont les manières. Et la sentence tombe toujours dans les mêmes mots, « ça ne se fait pas », « une famille comme il faut », « des gens bien élevés ». La phrase est en créole, le code est en français.
Ce n’est ni un plaidoyer pour le silence, ni un procès fait aux makrel. Dans un petit pays, se regarder, c’est aussi se protéger. Ce qu’on laisse tomber, c’est le tribunal, pas la parole.
L’article complet, avec les entrées de dictionnaire et les sources vérifiées :
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Sources : Raphaël Confiant, Dictionnaire du créole martiniquais ; CNRTL, entrée « maquereau, maquerelle » ; Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition.
Lundi prochain : « makoumè ».
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