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Bienvenue dans « Vraiment Calvin, est-ce là une vie idéale ? Un podcast historique ». Aujourd’hui, nous vous proposons de plonger au cœur d’une année sombre pour la cité de Genève : 1545, marquée par le retour brutal de la peste. À travers les archives du Conseil, c’est toute une société confrontée à la peur, à l’urgence et à l’invisible qui se dévoile.
Avant d’entrer dans le détail de ces registres, rappelons que la peste, depuis le Moyen Âge, ne relève pas seulement du domaine médical. Elle est aussi perçue comme un fléau moral et spirituel, un châtiment divin exigeant à la fois discipline sanitaire et réforme des comportements. Dans les villes européennes, les autorités doivent sans cesse arbitrer entre savoirs médicaux encore incertains, impératifs religieux et maintien de l’ordre social.
À Genève, en 1545, cette tension se lit à chaque page des délibérations du Conseil. Les magistrats organisent une surveillance étroite des hôpitaux, imposent l’isolement des malades et mettent en place des dispositifs d’assistance pour les plus pauvres, particulièrement exposés à la contagion. Mais au-delà de ces mesures, c’est une autre menace qui obsède les autorités : celle des « bouteurs de peste », accusés de propager volontairement la maladie à l’aide de substances infectées.
Les archives révèlent alors une mécanique judiciaire implacable. Interrogatoires sous la torture, aveux extorqués, exécutions publiques : la répression s’abat avec une violence qui témoigne moins de certitudes que d’angoisses profondes. Dans un climat de suspicion généralisée, la peste devient aussi une affaire criminelle, où l’ennemi n’est plus seulement la maladie, mais ceux que l’on désigne comme ses agents.
Enfin, ces registres montrent comment la ville tente de tenir malgré tout. Ajustements administratifs, encadrement religieux, maintien de l’ordre : face à la mortalité croissante, Genève s’efforce de préserver son équilibre, entre contrôle des corps, gestion de la peur et quête de sens.
Dans cet épisode, suivez-nous au cœur d’une crise sanitaire où se mêlent médecine, justice et croyance : comment, en 1545, les autorités genevoises ont-elles tenté de contenir la peste — et jusqu’où étaient-elles prêtes à aller pour conjurer l’invisible ?

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This historical popularization podcast is developed as part of the interdisciplinary project entitled "A semantic and multilingual online edition of the Registers of the Council of Geneva / 1545-1550" (RCnum) and developed by the University of Geneva (UNIGE), as part of funding from the Swiss National Scientific Research Fund (SNSF). For more information: https://www.unige.ch/registresconseilge/en.


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    Bienvenue dans « Vraiment Calvin, est-ce là une vie idéale ? Un podcast historique ». Aujourd’hui, nous vous proposons de plonger au cœur d’une année sombre pour la cité de Genève : 1545, marquée par le retour brutal de la peste. À travers les archives du Conseil, c’est toute une société confrontée à la peur, à l’urgence et à l’invisible qui se dévoile.
    Avant d’entrer dans le détail de ces registres, rappelons que la peste, depuis le Moyen Âge, ne relève pas seulement du domaine médical. Elle est aussi perçue comme un fléau moral et spirituel, un châtiment divin exigeant à la fois discipline sanitaire et réforme des comportements. Dans les villes européennes, les autorités doivent sans cesse arbitrer entre savoirs médicaux encore incertains, impératifs religieux et maintien de l’ordre social.
    À Genève, en 1545, cette tension se lit à chaque page des délibérations du Conseil. Les magistrats organisent une surveillance étroite des hôpitaux, imposent l’isolement des malades et mettent en place des dispositifs d’assistance pour les plus pauvres, particulièrement exposés à la contagion. Mais au-delà de ces mesures, c’est une autre menace qui obsède les autorités : celle des « bouteurs de peste », accusés de propager volontairement la maladie à l’aide de substances infectées.
    Les archives révèlent alors une mécanique judiciaire implacable. Interrogatoires sous la torture, aveux extorqués, exécutions publiques : la répression s’abat avec une violence qui témoigne moins de certitudes que d’angoisses profondes. Dans un climat de suspicion généralisée, la peste devient aussi une affaire criminelle, où l’ennemi n’est plus seulement la maladie, mais ceux que l’on désigne comme ses agents.
    Enfin, ces registres montrent comment la ville tente de tenir malgré tout. Ajustements administratifs, encadrement religieux, maintien de l’ordre : face à la mortalité croissante, Genève s’efforce de préserver son équilibre, entre contrôle des corps, gestion de la peur et quête de sens.
    Dans cet épisode, suivez-nous au cœur d’une crise sanitaire où se mêlent médecine, justice et croyance : comment, en 1545, les autorités genevoises ont-elles tenté de contenir la peste — et jusqu’où étaient-elles prêtes à aller pour conjurer l’invisible ?

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