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Hormones féminines : quand le diagnostic se trompe

Certaines femmes passent des années avec un diagnostic cohérent, mais construit sur une variable absente.

La semaine dernière, nous avons posé la mécanique : les variations hormonales modifient le coût de la régulation cognitive et émotionnelle. Cet épisode montre ce qui se produit quand cette variable n'est pas intégrée au raisonnement clinique.

Trois erreurs reviennent, en boucle.

Confondre une variation temporaire avec un trait de personnalité stable.
Lire une rythmicité cyclique comme une dépression chronique.
Pathologiser une transition physiologique normale.

Chaque erreur est incarnée dans un cas clinique précis : une femme TDAH dont les fluctuations attentionnelles sont interprétées comme un défaut d’observance ; une femme dont une dysphorie prémenstruelle sévère est traitée pendant des années comme une dépression chronique ; une femme en périménopause dont la reconfiguration physiologique est lue comme un trouble anxieux généralisé.

Et surtout : ces erreurs ne sont pas indépendantes. Elles s’auto-alimentent. L’une prépare la suivante, parfois pendant des décennies dans le parcours d’une même patiente.

Ce modèle s’inscrit dans une littérature documentée sur les biais diagnostiques de genre — Hoffmann et Tarzian sur la douleur des femmes, Samulowitz et collaborateurs en 2018, Prieto et collaborateurs en 2024 en neuropsychologie.

Quand la variable hormonale disparaît du raisonnement clinique, la variabilité devient instabilité, la rythmicité devient pathologie, et la transition devient trouble.

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