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Du 4 au 7 juin, le comité national exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est réuni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimé sur le débat autour des réformes constitutionnelles. Sa déclaration a suscité des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clarté ; pour d’autres, elle traduit une volonté de ne pas réduire le débat à un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que révèle cette prise de parole ? 

Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 23e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.

Le débat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majorité et l’opposition, mais pas seulement. Les églises s’y invitent également. Si plusieurs églises de réveil se sont déjà positionnées en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu à peu.  


L’ECC a décidé de s’impliquer aussi dans ce débat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les différents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur André Mbata pour le compte de  l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS),  ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition.  


À l’issue de ces échanges, l’ECC a déclaré que toute « réforme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a également insisté sur la nécessité d’un « large consensus national ».


C’est précisément cette combinaison qui suscite des interprétations divergentes. D’un côté, la déclaration rappelle les dispositions constitutionnelles généralement invoquées pour encadrer, voire limiter, les réformes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus légitime, démocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilité qu’un consensus national puisse conduire à rediscuter même les matières aujourd’hui considérées comme verrouillées ?


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Du 4 au 7 juin, le comité national exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est réuni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimé sur le débat autour des réformes constitutionnelles. Sa déclaration a suscité des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clarté ; pour d’autres, elle traduit une volonté de ne pas réduire le débat à un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que révèle cette prise de parole ? 

    Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 23e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.

    Le débat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majorité et l’opposition, mais pas seulement. Les églises s’y invitent également. Si plusieurs églises de réveil se sont déjà positionnées en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu à peu.  


    L’ECC a décidé de s’impliquer aussi dans ce débat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les différents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur André Mbata pour le compte de  l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS),  ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition.  


    À l’issue de ces échanges, l’ECC a déclaré que toute « réforme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a également insisté sur la nécessité d’un « large consensus national ».


    C’est précisément cette combinaison qui suscite des interprétations divergentes. D’un côté, la déclaration rappelle les dispositions constitutionnelles généralement invoquées pour encadrer, voire limiter, les réformes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus légitime, démocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilité qu’un consensus national puisse conduire à rediscuter même les matières aujourd’hui considérées comme verrouillées ?


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