
Le 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé la convocation d’un dialogue national inclusif, après une audience entre le président de la République Félix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix s’élèvent déjà pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son côté, l’opposition exige des garanties et prévient ne pas renoncer à la défense de l’ordre constitutionnel.
Le dialogue sera-il une solution aux différentes crises ou un nouveau processus de plus ?
Bonjour,Â
Je suis JessĂ© Busomoke, assistant de recherche au pilier politique Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 29e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026.Â
Le « dialogue national inclusif » annoncĂ© pour rĂ©soudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nĂ©cessitent une clarification avant sa convocation et ce n’est pas sans raison. La fracture de l’opposition, les dĂ©saccords sur l’agenda, le dĂ©bat sur le degrĂ© d’inclusion font partie des Ă©pisodes de dĂ©jĂ -vu qui ont marquĂ© les prĂ©cĂ©dents dialogues politiques. Aujourd’hui encore, Ă la veille du nouveau dialogue annoncĂ©, les mĂŞmes interrogations surgissent.Â
Premièrement, la question de l’inclusivité divise. Si le pouvoir s’attarde sur l’exigence de nommer le Rwanda comme agresseur et d’exclure ceux qui ont pris les armes contre la République, cette ligne reste ambiguë. D’autant que Kinshasa parle déjà avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi estime qu’il faut ouvrir les portes même à ceux qui ont pris les armes pour fédérer les vues de tous les Congolais et résoudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de l’ex président Joseph Kabila, condamné à mort, est-elle concernée ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), condamné pour détournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quête d’inclusivité ouvre un débat plus large. Un dialogue politique peut-il prétendre être inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé la convocation d’un dialogue national inclusif, après une audience entre le président de la République Félix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix s’élèvent déjà pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son côté, l’opposition exige des garanties et prévient ne pas renoncer à la défense de l’ordre constitutionnel.
Le dialogue sera-il une solution aux différentes crises ou un nouveau processus de plus ?
Bonjour,Â
Je suis JessĂ© Busomoke, assistant de recherche au pilier politique Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 29e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026.Â
Le « dialogue national inclusif » annoncĂ© pour rĂ©soudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nĂ©cessitent une clarification avant sa convocation et ce n’est pas sans raison. La fracture de l’opposition, les dĂ©saccords sur l’agenda, le dĂ©bat sur le degrĂ© d’inclusion font partie des Ă©pisodes de dĂ©jĂ -vu qui ont marquĂ© les prĂ©cĂ©dents dialogues politiques. Aujourd’hui encore, Ă la veille du nouveau dialogue annoncĂ©, les mĂŞmes interrogations surgissent.Â
Premièrement, la question de l’inclusivité divise. Si le pouvoir s’attarde sur l’exigence de nommer le Rwanda comme agresseur et d’exclure ceux qui ont pris les armes contre la République, cette ligne reste ambiguë. D’autant que Kinshasa parle déjà avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi estime qu’il faut ouvrir les portes même à ceux qui ont pris les armes pour fédérer les vues de tous les Congolais et résoudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de l’ex président Joseph Kabila, condamné à mort, est-elle concernée ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), condamné pour détournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quête d’inclusivité ouvre un débat plus large. Un dialogue politique peut-il prétendre être inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.