
Le 15 septembre, la Première ministre Judith Suminwa a déposé le projet de budget 2027 à l’Assemblée nationale, estimé à près de 25 milliards de dollars américains. La cheffe du gouvernement soutient qu’il s’agit d’un budget d’action et de souveraineté, destiné à répondre à plusieurs défis : le retour de la paix dans l’est du pays, l’amélioration du pouvoir d’achat de la population, la promotion de la production locale, les investissements publics stratégiques, etc. Comme à chaque session budgétaire, de bonnes intentions sont affirmées, mais dans la pratique, les résultats sont contrastés. La croissance budgétaire s’accompagne de l’augmentation du train de vie des institutions et des élites politiques, peu soucieuses du sort du peuple. Les allocations budgétaires pour la lutte contre la pauvreté demeurent faibles. En conséquence, on continue d’assister à l’accentuation des inégalités socio-économiques.
Bonjour et bienvenue dans ce 38e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli . Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 25 septembre 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.
Au cours de ces dernières décennies, la République démocratique du Congo a fourni beaucoup d'efforts en termes de mobilisations des recettes publiques. De 2007 à 2025, le budget de l’État est passé de 2 à 17 milliards de dollars américains. Aujourd’hui, le parlement est appelé à examiner un budget de 25 milliards de dollars américains. À qui profite cette croissance budgétaire ? Les indicateurs socio-économiques du pays démontrent que le budget de l’État congolais n’est pas utilisé comme un instrument de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités socio-économiques qui frappent surtout les enseignants, les médecins, les militaires, les policiers et les autres fonctionnaires. Au-delà du train de vie spectaculaire des institutions et des élites politiques, il existe une tension entre les administrations “bouches pleines” ou riches et les administrations “bouches fermées” ou pauvres.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le 15 septembre, la Première ministre Judith Suminwa a déposé le projet de budget 2027 à l’Assemblée nationale, estimé à près de 25 milliards de dollars américains. La cheffe du gouvernement soutient qu’il s’agit d’un budget d’action et de souveraineté, destiné à répondre à plusieurs défis : le retour de la paix dans l’est du pays, l’amélioration du pouvoir d’achat de la population, la promotion de la production locale, les investissements publics stratégiques, etc. Comme à chaque session budgétaire, de bonnes intentions sont affirmées, mais dans la pratique, les résultats sont contrastés. La croissance budgétaire s’accompagne de l’augmentation du train de vie des institutions et des élites politiques, peu soucieuses du sort du peuple. Les allocations budgétaires pour la lutte contre la pauvreté demeurent faibles. En conséquence, on continue d’assister à l’accentuation des inégalités socio-économiques.
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Au cours de ces dernières décennies, la République démocratique du Congo a fourni beaucoup d'efforts en termes de mobilisations des recettes publiques. De 2007 à 2025, le budget de l’État est passé de 2 à 17 milliards de dollars américains. Aujourd’hui, le parlement est appelé à examiner un budget de 25 milliards de dollars américains. À qui profite cette croissance budgétaire ? Les indicateurs socio-économiques du pays démontrent que le budget de l’État congolais n’est pas utilisé comme un instrument de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités socio-économiques qui frappent surtout les enseignants, les médecins, les militaires, les policiers et les autres fonctionnaires. Au-delà du train de vie spectaculaire des institutions et des élites politiques, il existe une tension entre les administrations “bouches pleines” ou riches et les administrations “bouches fermées” ou pauvres.
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