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L'extrême-droite ne se contente pas de lorgner sur les médias. Elle s'intéresse aussi beaucoup aux associations. Il y a trois ans, M Bernard Arnault avait ainsi offert 3 millions d’euros aux restos de cœur. Généreux, hein ? Surtout de la part d'un milliardaire qui a l'habitude des plans de suppression d'emploi dans les entreprises qu'il rachète. Mais si vous connaissez Bolloré, vous connaissez peut-être moins son homologue, Pierre-Édouard Stérin.


Les largesses financières dont il fait bénéficier des associations, à travers le Fond du bien commun, est un projet politique. Une France blanche, où les femmes sont des ventres fertiles qui restent bien sagement à la maison, et rêvent à la rigueur d’aller s’encanailler au Puy-du-Fou. Bref, son projet est une France catholique et d'extrême-droite.


Pourquoi Pierre-Édouard Stérin finance-t-il des associations pour servir son ambition politique ? Aujourd'hui, les associations s'occupent de bien des choses que le service public a délaissé : elles agissent dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la famille, du soutien aux victimes de violence, du sport... bref, tout ce qui touche à nos vies quotidiennes, à nos intimités, à nos loisirs, à nos activités culturelles. C'est donc un puissant levier d'influence directement au contact de publics que le milliardaire veut toucher.


Pierre-Édouard Stérin profite aussi d'une situation : le financement public aux associations se réduit comme peau de chagrin. Certaines structures ont donc cessé de se boucher le nez pour aller chercher l'argent du milliardaire d'extrême-droite, pensant que cela ne se saurait pas. Sauf que les enquêtes se multiplient, et soulèvent une question : doit-on s'inquiéter aujourd'hui d’une emprise de l'extrême-droite sur le secteur associatif ?

 

Invitées :

  • Elsa Sabado, journaliste d’investigation indépendante, en 2023 déjà une enquête pour Alter Eco sur ces assos qui ne veulent pas devenir des entreprises comme les autres

  • Annabelle Martela, journaliste d’investigation indépendante, membre du collectif Hors cadre.

  • Marianne Langlet, collectif des associations citoyennes, Coordinatrice de l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations, et anciennement journaliste.



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    L'extrême-droite ne se contente pas de lorgner sur les médias. Elle s'intéresse aussi beaucoup aux associations. Il y a trois ans, M Bernard Arnault avait ainsi offert 3 millions d’euros aux restos de cœur. Généreux, hein ? Surtout de la part d'un milliardaire qui a l'habitude des plans de suppression d'emploi dans les entreprises qu'il rachète. Mais si vous connaissez Bolloré, vous connaissez peut-être moins son homologue, Pierre-Édouard Stérin.


    Les largesses financières dont il fait bénéficier des associations, à travers le Fond du bien commun, est un projet politique. Une France blanche, où les femmes sont des ventres fertiles qui restent bien sagement à la maison, et rêvent à la rigueur d’aller s’encanailler au Puy-du-Fou. Bref, son projet est une France catholique et d'extrême-droite.


    Pourquoi Pierre-Édouard Stérin finance-t-il des associations pour servir son ambition politique ? Aujourd'hui, les associations s'occupent de bien des choses que le service public a délaissé : elles agissent dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la famille, du soutien aux victimes de violence, du sport... bref, tout ce qui touche à nos vies quotidiennes, à nos intimités, à nos loisirs, à nos activités culturelles. C'est donc un puissant levier d'influence directement au contact de publics que le milliardaire veut toucher.


    Pierre-Édouard Stérin profite aussi d'une situation : le financement public aux associations se réduit comme peau de chagrin. Certaines structures ont donc cessé de se boucher le nez pour aller chercher l'argent du milliardaire d'extrême-droite, pensant que cela ne se saurait pas. Sauf que les enquêtes se multiplient, et soulèvent une question : doit-on s'inquiéter aujourd'hui d’une emprise de l'extrême-droite sur le secteur associatif ?

     

    Invitées :

    • Elsa Sabado, journaliste d’investigation indépendante, en 2023 déjà une enquête pour Alter Eco sur ces assos qui ne veulent pas devenir des entreprises comme les autres

    • Annabelle Martela, journaliste d’investigation indépendante, membre du collectif Hors cadre.

    • Marianne Langlet, collectif des associations citoyennes, Coordinatrice de l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations, et anciennement journaliste.



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