
Copenhague ! Entre art, design, gastronomie et durabilité environnementale, la capitale danoise se vit autant qu’elle se pense. On la traverse comme un voyageur. On l’explore à pied, à vélo. On l’étudie aussi comme un modèle urbain. Une ville où la planification dialogue avec la nature. Où la mobilité façonne les usages. Où les choix politiques — passés comme présents — s’inscrivent dans le quotidien. Mais que révèle vraiment la ville quand on la parcourt ? Que disent ses rues, ses friches, ses pistes cyclables et ses espaces verts de la manière dont elle est gouvernée ?
Depuis 1947, le “Finger Plan” organise la ville comme une main ouverte sur le territoire. Chaque doigt, un axe de développement. Chaque interstice un espace préservé pour la nature et les habitants. Cette vision urbaine n’est pas seulement cartographique : elle traduit une culture politique, un compromis entre tous, un engagement pour une ville durable et vivable.
Et pourtant, derrière la rigueur de sa cartographie, apparaissent des contradictions. La ville verdit mais s’étend. Elle accueille et contrôle. Elle séduit et exclut. Les tensions sociales, la gentrification, la cohabitation de lieux alternatifs et d’espaces touristiques révèlent une Copenhague à la fois stratégique et humaine, pensée pour durer mais traversée par des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
Dans ce nouvel épisode du sens des mots, nous recevons le géographe Camille Girault, qui a contribué à l’ouvrage collectif Arctique. Et nous explorons avec lui la capitale danoise à travers trois mots : mûre, gant et dissonance.
L’ouvrage dont il est question dans cet épisode, Arctique, sous la direction de Nicolas Escach, Camille Escudé et Benoît Goffin, est paru dans la collection « Odyssée, villes-portraits » ; une collection entre géographie subjective et littérature de voyage, qui propose des parcours originaux et sensibles en dix villes reliées par le fil continu du mouvement.
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