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Classiques au détail. Rencontre proposée par Yves Le Pestipon, Voltaire : Candide, chapitre VI.

Pour Voltaire, Candide était une « coïonnerie » dont il était impossible qu’il fût l’auteur.

Pour nous, c’est son chef d’œuvre, une merveille de littérature, qu’aucune lecture n’épuise, et qui ne cesse de nous amuser tout en nous faisant penser.


Un des chapitres les plus célèbres est celui qui concerne le tremblement de terre de Lisbonne.  Il résonne particulièrement en nos temps troublés, où l’on cherche volontiers des coupables, que l’on « fesserait en cadence ».  Les inquisitions ont sans doute remplacé l’Inquisition.

Voltaire aide à en rire.  À nous, au moins, de lire.

Très petite bibliographie :


Jean Goldzink, Voltaire, la légende de saint Arouet, collection Découvertes Gallimard.
Voltaire, Candide, édition de Jean Goldzink, GF.


Candide


Candide est le conte le plus court et le plus comique des Lumières. Condamné en plusieurs pays lors de sa parution pour indécence et effronterie, interdit de lecture par Diderot à sa fille, il est devenu un immanquable best-seller. Cette fable, que Voltaire qualifiait de "coïonnerie", affronte en fait la dure question du mal.

Candide, élevé par son maître Pangloss dans la philosophie de l'optimisme, rencontre à travers l'Europe et l'Amérique un déluge de calamités amères et cocasses : expulsion, guerre, tremblement de terre, autodafé, esclavage, maladies... Il finira par se forger sa propre morale - il faut cultiver notre jardin -, loin des métaphysiques stériles.

Voltaire, adversaire de la Bible, venait d'inventer l'une des paraboles les plus connues de la littérature classique.


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