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Nous sommes à la rentrée 2020, c’est-à-dire à une période tout à fait particulière. Une sorte d’entre-deux, mais dont nous ne savons pas très bien quelle sera la suite.

Nous avons connu un arrêt des activités. D’abord quasiment complet à l’exception des services essentiels. Puis une reprise timide avant la temporisation habituelle due aux vacances d’été. Nous étions tous dans l’idée d’une reprise « pour de vrai » à la rentrée 2020. Les choses sont beaucoup moins claires aujourd’hui du fait de la persistance des incertitudes sanitaires.

Outre ses effets sur la pérennité économique des entreprises et sur l’emploi, la période que nous traversons a aussi des répercussions importantes sur les collaborateurs et sur leur rapport au travail.

Parmi les lignes qui bougent, celles du pouvoir d’agir. De façon tout à fait logique. En période de crise, les entreprises s’appuient beaucoup plus qu’elles ne le font habituellement sur leurs collaborateurs. Ils ont été confrontés à des situations tout à fait inédites, ont dû inventer des solutions dans l’instant, le plus souvent sans disposer des moyens habituels. Une grande partie des décisions a été décentralisée au plus près du terrain. Les procédures ont été mises de côté, au moins en partie. Des moyens exceptionnels ont été dégagés ; le dérogatoire est devenu habituel et c’est ainsi que les entreprises sont parvenues à tenir la tête hors de l’eau ; à tenir le coup pour le moment.

La rentrée 2020 devrait marquer un autre temps de la crise, normalement celui du retour progressif à la normale. Les moyens exceptionnels devraient peu à peu être retirés et le dérogatoire redevenir dérogatoire.

Pour autant, un retour à la situation d’avant est-il souhaitable ou souhaité ? Rien n’est moins sûr. Les collaborateurs ont constaté qu’ils pouvaient faire bien plus et bien mieux que ce qu’on leur permet de faire en temps ordinaire. Et ils ont très majoritairement apprécié cela. Les entreprises ont pu mesurer à quel point elles gagnaient en efficacité lorsqu’elles laissent de la place pour les idées et les initiatives des collaborateurs.

Pourquoi perdre cela ? Pourquoi pas, au contraire, profiter de ce temps de recalage, pour redéployer le pouvoir d’agir en entreprise ?


 (texte complet et références sont accessibles ici : https://acemis.elium.com/tile/content/10293) 


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