
En 509 avant J.C, Lucrèce refusait d'être jugée pour sauver son honneur ; en 2024, Gisèle Pélicot choisissait un procès public pour restaurer le sien. Au Moyen Âge, le cri du haro était requis de la part des victimes comme preuve du viol ; en 2024, un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation reconnait l'état de sidération comme une absence de consentement. De l'Antiquité jusqu'à nos jours, l'attitude des victimes de viol face à la justice et celle de la justice face aux victimes de viol ont profondément évolué. Cette table ronde en fait état à travers les questions suivantes : comment la justice est-elle devenue l'institution qui juge les viols ? Comment prouve-t-on le viol à travers les siècles ? A quoi aboutissent les procès de viol d'une époque à l'autre ?
Modérateur :
Jean-Paul JEAN, ancien magistrat, vice-Président de l'Association Française pour l'Histoire de la Justice (AFHJ)
Intervenants :
Claude GAUVARD, professeure émérite en histoire du Moyen Âge à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Aïcha LIMBADA, agrégée, docteur en histoire, maîtresse de conférences à l'Université d'Artois, autrice de Les nuits de noces. Une histoire de l'intimité conjugale (2023)
Maëliss NOUVEL, ATER à l'Université Paris-Cité, autrice de la thèse en cours "Violences sexuelles devant la justice laïque en France à la fin du Moyen Âge" (dir. Didier Lett)
Denis SALAS, ancien juge, président de l'Association Française pour l'Histoire de la Justice, auteur de l'ouvrage Le Déni du viol. Essai de justice narrative (2023)
Table ronde issue de la 28e édition des Rendez-vous de l'histoire sur le thème "La France ?".
Voix du générique : Michel Hagnerelle (2006), Michaelle Jean (2016), Michelle Perrot (2002)
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