
🎙️ Épisode #23 : Souveraineté et gratitude : un regard qui transforme
Et si la gratitude n’était pas une obligation morale… mais un choix souverain de regard ?
Dans cet épisode, je distingue deux niveaux de gratitude : celle de surface, polie, automatique et celle plus profonde, posture intérieure, qui émerge quand on reconnaît ce qui tient, même dans l’adversité.
Car notre cerveau est naturellement biaisé vers le négatif : depuis des millénaires, il privilégie la détection du danger (« mieux vaut fuir un faux lion que manquer un vrai »). Résultat ? Nous focalisons sur ce qui manque, ce qui cloche… et passons à côté de ce qui, pourtant, fonctionne, soutient, relie.
Mais la gratitude n’est pas un déni. Elle ne masque ni la douleur, ni les injustices.
Elle dit simplement : « Même ici, même maintenant… il y a aussi quelque chose qui tient. »
Et c’est là que la souveraineté entre en jeu : tant que notre attention est captée par le manque, nous sommes dépendants de ce regard. Quand nous choisissons consciemment d’élargir notre focale, comme on ajuste l’objectif d’un appareil photo — nous redevenons auteur·rice de notre perception.
Les neurosciences le confirment : grâce à la neuroplasticité, la pratique régulière de la gratitude apaise l’amygdale (centre de l’alerte), renforce le cortex préfrontal (siège du discernement) et stabilise l’hippocampe (mémoire et régulation émotionnelle).
Comme le montrent les travaux de Prashanth Kini et Roland Zahn, ce n’est pas de la pensée positive c’est un entraînement cérébral concret.
Je propose trois pratiques accessibles :
✅ La revue quotidienne (3 éléments de gratitude, notés ou ressentis),
✅ La gratitude incarnée (ressentir physiquement le soulagement ou la chaleur d’un geste reçu),
✅ Et la gratitude critique oser dire : « Je suis en colère… ET je suis reconnaissant·e. »
Parce que la gratitude souveraine, ce n’est pas sourire à tout prix.
C’est oser voir le bon sans nier le difficile et refuser que le manque occupe tout l’espace.
Comme l’écrivait Simone Weil : « La gratitude est le commencement de la justice. »
Car elle nous permet de reconnaître ce qui est donné, pas seulement ce qui est dû.
Alors aujourd’hui, je vous laisse avec cette question :
> « Qu’est-ce que je choisis de voir… en plus de ce qui me manque ? »
Bien à vous
Sylvie
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.