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🎙️ Épisode #19 – Le silence : cet espace où la souveraineté peut prendre racine


Et si le silence était aujourd’hui l’un des actes de liberté les plus radicaux ?

Dans cet épisode, je pars d’une expérience vécue dans une cafétéria : un groupe d’enfants hurlant à tue-tête, un vacarme presque insoutenable… et, autour de moi, des adultes impassibles, comme si ce bruit était devenu invisible — ou pire : nécessaire.


Cette scène révèle une vérité profonde : nous vivons dans un monde saturé de bruit — notifications incessantes, musique omniprésente, sollicitations permanentes — au point que le silence, lorsqu’il surgit, peut susciter malaise, voire angoisse.

Pourtant, ne plus entendre le bruit ne signifie pas ne plus le subir.
Le corps enregistre chaque stimulus. Le système nerveux s’adapte… mais s’épuise. Et dans ce brouhaha extérieur, nous perdons peu à peu l’accès à notre bruit intérieur : nos émotions, nos intuitions, nos besoins authentiques.


C’est pourquoi choisir le silence, aujourd’hui, est un acte de souveraineté :
→ C’est reprendre la main sur son attention,
→ C’est refuser que le monde décide à notre place de notre niveau de stimulation,
→ C’est protéger son espace intérieur comme un bien précieux.


Le silence n’est pas du vide — il est un espace fertile.
Quand les stimuli s’apaisent, les intuitions émergent, les décisions se clarifient, les émotions refont surface (parfois avec douleur, souvent avec vérité). Ce n’est pas un hasard si tant de personnes fuient le silence : il oblige à rencontrer ce qu’on a enterré sous le bruit.


Mais il n’est pas nécessaire de partir en retraite en ermitage pour le cultiver.
Il suffit de micro-espaces intentionnels :
• Éteindre la radio dans la voiture,
• Marcher 5 minutes sans écouteurs,
• Reporter de 10 minutes la première vérification des mails,
• Laisser un silence exister dans une conversation — sans le combler.


Ces gestes simples deviennent, petit à petit, des actes de résistance douce contre la sur-stimulation, l’urgence factice, et l’illusion qu’il faut toujours réagir.

Car sans silence :
→ on réagit plutôt que l’on choisit,
→ on répète plutôt que l’on crée,
→ on obéit à l’extérieur plutôt qu’on n’écoute l’intérieur.


À la fin de cet épisode, je vous invite à une expérience toute simple :
prenez 60 secondes de silence.
Posez votre téléphone. Respirez. Et demandez-vous :
« Qu’est-ce qui émerge, maintenant que le bruit s’est tu ? »


Peut-être une fatigue. Une intuition. Une décision longtemps retenue.

Parce que la souveraineté ne se construit pas dans le tumulte —
mais dans ces instants où, enfin, on ose se re-rencontrer.


Bien à vous

Sylvie


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