
Votre SOC repérerait-il une attaque conçue pour passer inaperçue ? Arnaud Le Men a bâti une entreprise pour le vérifier. Il l’a fait sans fonds de VC, face à des concurrents qui ont levé des dizaines de millions.
En 1996, Arnaud a 16 ans, un modem 14 400 et une ligne de téléphone bloquée. Il ne fera pas d’école d’ingénieur. Ce sont 18 mois d’échange en Espagne qui lui ouvrent ses premiers cours d’informatique. Il entre dans la cyber par l’intelligence économique, à une époque où le mot n’existait pas encore.
Après quelques années de gouvernance en cabinet, il sature des fichiers Excel. En 2012, il fonde Erium et devient SOC manager (Security Operations Center, le centre qui surveille et traite les alertes) chez des opérateurs d’importance vitale. Là, il voit que la détection réelle ne correspond pas toujours à ce qui était prévu sur le papier. De ce constat naît BlackNoise. La plateforme rejoue de vraies attaques pour vérifier que les outils sonnent et que les équipes réagissent.
Aujourd’hui, Erium est à la fois éditeur et cabinet de conseil. Sa plateforme de culture cyber compte 1,5 million d’utilisateurs en 15 langues. L’entreprise revendique 120 clients dans 30 pays. Elle est en bootstrap depuis 14 ans, avec un capital quasi fermé.
Dans cet épisode, on a parlé de :
- La BAS (Breach and Attack Simulation) : ce que c’est, et pourquoi ce n’est pas un pentest
- L’AEV (Adversarial Exposure Validation) : la catégorie créée par Gartner qui réunit BAS, pentest automatisé et vue de la surface d’attaque
- La crise bruyante (le rançongiciel que tout le monde voit) face à la crise silencieuse (l’APT, conçue pour rester cachée des années)
- Pourquoi garder une activité de conseil quand les investisseurs ne jurent que par l’ARR ?
- Un exercice de crise inopiné qui est allé jusqu’à l’appel aux avocats et à une agence de com de crise
- DORA, NIS2 et TIBER-EU : les textes européens qui obligent à prouver que la défense tient, plus seulement à l’installer
- Pourquoi le Qatar plutôt que les États-Unis ou l’Asie pour se lancer à l’international
Le détail qui marque : cet été, certains clients ont réduit les congés de leurs équipes opérationnelles pour se préparer à une vague d’attaques portée par l’IA.
Vous repartirez avec une idée claire de la façon dont on construit une boîte cyber sans lever de fonds. Et avec une question à poser à votre SOC lundi matin : comment sait-on que ça marche ?
Vous pouvez contacter Arnaud sur LinkedIn.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Votre SOC repérerait-il une attaque conçue pour passer inaperçue ? Arnaud Le Men a bâti une entreprise pour le vérifier. Il l’a fait sans fonds de VC, face à des concurrents qui ont levé des dizaines de millions.
En 1996, Arnaud a 16 ans, un modem 14 400 et une ligne de téléphone bloquée. Il ne fera pas d’école d’ingénieur. Ce sont 18 mois d’échange en Espagne qui lui ouvrent ses premiers cours d’informatique. Il entre dans la cyber par l’intelligence économique, à une époque où le mot n’existait pas encore.
Après quelques années de gouvernance en cabinet, il sature des fichiers Excel. En 2012, il fonde Erium et devient SOC manager (Security Operations Center, le centre qui surveille et traite les alertes) chez des opérateurs d’importance vitale. Là, il voit que la détection réelle ne correspond pas toujours à ce qui était prévu sur le papier. De ce constat naît BlackNoise. La plateforme rejoue de vraies attaques pour vérifier que les outils sonnent et que les équipes réagissent.
Aujourd’hui, Erium est à la fois éditeur et cabinet de conseil. Sa plateforme de culture cyber compte 1,5 million d’utilisateurs en 15 langues. L’entreprise revendique 120 clients dans 30 pays. Elle est en bootstrap depuis 14 ans, avec un capital quasi fermé.
Dans cet épisode, on a parlé de :
- La BAS (Breach and Attack Simulation) : ce que c’est, et pourquoi ce n’est pas un pentest
- L’AEV (Adversarial Exposure Validation) : la catégorie créée par Gartner qui réunit BAS, pentest automatisé et vue de la surface d’attaque
- La crise bruyante (le rançongiciel que tout le monde voit) face à la crise silencieuse (l’APT, conçue pour rester cachée des années)
- Pourquoi garder une activité de conseil quand les investisseurs ne jurent que par l’ARR ?
- Un exercice de crise inopiné qui est allé jusqu’à l’appel aux avocats et à une agence de com de crise
- DORA, NIS2 et TIBER-EU : les textes européens qui obligent à prouver que la défense tient, plus seulement à l’installer
- Pourquoi le Qatar plutôt que les États-Unis ou l’Asie pour se lancer à l’international
Le détail qui marque : cet été, certains clients ont réduit les congés de leurs équipes opérationnelles pour se préparer à une vague d’attaques portée par l’IA.
Vous repartirez avec une idée claire de la façon dont on construit une boîte cyber sans lever de fonds. Et avec une question à poser à votre SOC lundi matin : comment sait-on que ça marche ?
Vous pouvez contacter Arnaud sur LinkedIn.
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