
Dans ce 15e épisode de notre podcast L’Éducation, ici et ailleurs, et troisième volet de notre série consacrée au 100e numéro de la Revue internationale d’éducation de Sèvres, nous accueillons Jean-Pierre Véran.
Il vient nous présenter sa réflexion autour du thème : « Développement de l'intelligence artificielle et forme scolaire : quels nouveaux équilibres ? ».
L'essor rapide de l'intelligence artificielle (IA) n'est pas une simple évolution technologique, c'est une rupture anthropologique majeure et universelle. Pour la première fois, une technologie capable de produire artificiellement du langage et des symboles a été introduite au sein de l'école par les élèves eux-mêmes, avant même l'institution. Face à l'illusion séduisante d'une machine offrant des réponses immédiates, notre invité met en garde contre un risque de « dépossession cognitive » : l'idée pernicieuse selon laquelle nous n'aurions plus besoin de temps, d'efforts ou d'études pour apprendre et penser par nous-mêmes.
Loin de rejeter l'IA, Jean-Pierre Véran propose de s'en emparer comme d'un véritable instrument d'apprentissage grâce au cadre pratique et éthique des « 4D » : la Délégation (choisir sciemment ce que l'on confie à la machine et ce que l'on réserve à l'humain), la Description (mener un dialogue exigeant avec l'IA pour affiner sa demande), le Discernement (exercer un examen critique permanent pour identifier les biais et lacunes des réponses) et la Diligence (assumer une responsabilité éthique continue). Il rappelle à cette occasion qu'apprendre ne se résume pas à faire face à un écran de manière isolée, mais relève avant tout du travail collectif.
Finalement, l'irruption de l'IA représente une formidable opportunité pour revoir la hiérarchie traditionnelle des savoirs scolaires. Puisque la machine est dépourvue d'émotions, l'école doit aujourd'hui valoriser pleinement ce qui fait notre humanité : notre sensibilité, nos fragilités, notre solidarité avec le vivant, ainsi que les savoirs artistiques et corporels.
Un échange passionnant, éthique et profondément humaniste, pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur l’école de demain.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce 15e épisode de notre podcast L’Éducation, ici et ailleurs, et troisième volet de notre série consacrée au 100e numéro de la Revue internationale d’éducation de Sèvres, nous accueillons Jean-Pierre Véran.
Il vient nous présenter sa réflexion autour du thème : « Développement de l'intelligence artificielle et forme scolaire : quels nouveaux équilibres ? ».
L'essor rapide de l'intelligence artificielle (IA) n'est pas une simple évolution technologique, c'est une rupture anthropologique majeure et universelle. Pour la première fois, une technologie capable de produire artificiellement du langage et des symboles a été introduite au sein de l'école par les élèves eux-mêmes, avant même l'institution. Face à l'illusion séduisante d'une machine offrant des réponses immédiates, notre invité met en garde contre un risque de « dépossession cognitive » : l'idée pernicieuse selon laquelle nous n'aurions plus besoin de temps, d'efforts ou d'études pour apprendre et penser par nous-mêmes.
Loin de rejeter l'IA, Jean-Pierre Véran propose de s'en emparer comme d'un véritable instrument d'apprentissage grâce au cadre pratique et éthique des « 4D » : la Délégation (choisir sciemment ce que l'on confie à la machine et ce que l'on réserve à l'humain), la Description (mener un dialogue exigeant avec l'IA pour affiner sa demande), le Discernement (exercer un examen critique permanent pour identifier les biais et lacunes des réponses) et la Diligence (assumer une responsabilité éthique continue). Il rappelle à cette occasion qu'apprendre ne se résume pas à faire face à un écran de manière isolée, mais relève avant tout du travail collectif.
Finalement, l'irruption de l'IA représente une formidable opportunité pour revoir la hiérarchie traditionnelle des savoirs scolaires. Puisque la machine est dépourvue d'émotions, l'école doit aujourd'hui valoriser pleinement ce qui fait notre humanité : notre sensibilité, nos fragilités, notre solidarité avec le vivant, ainsi que les savoirs artistiques et corporels.
Un échange passionnant, éthique et profondément humaniste, pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur l’école de demain.
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