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Avant de vous parler de mes rituels, il y a un point fondamental à comprendre : ce qui compte le plus dans une pratique spirituelle, ce n'est pas par quel chemin on passe. Ce n'est pas si vous priez en arabe, en hébreu, en sanskrit. Ce n'est pas si vous faites du chamanisme, si vous lisez la Torah, si vous pratiquez le yoga ou si vous travaillez avec les plantes. Tout ça, ce sont des outils.


Ce qui compte, c'est depuis quel espace vous le faites.


Est-ce que votre pratique est portée par la gratitude, par l'amour, par l'écoute ? Est-ce qu'elle vous ancre, vous apaise, vous unit à l'intérieur comme à l'extérieur ? Est-ce qu'elle vous amène à vous questionner, à vous transformer en profondeur, et pas seulement à vous donner bonne conscience ?


Ce que je déplore souvent dans la spiritualité contemporaine, c'est qu'elle reste en surface. Elle est culpabilisante ou, à l'inverse, déresponsabilisante. Elle propose des rituels sans invitation à aller creuser à l'intérieur. Ce n'est pas cette spiritualité-là qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est une reliance vraie, une verticalité qui tient, une pratique qui mêle les enseignements anciens, les courants spirituels, et aussi les avancées scientifiques comme la physique quantique ou les neurosciences.


Le matin, tout commence par une prière de gratitude. J'utilise ce qu'on appelle la prière des cinq doigts : je loue le divin, je le remercie, je demande pardon puis je donne en offrande un acte de ma journée, une démonstration de mon amour pour le vivant.


Avant cela, je me lave les mains et les pieds, et j'applique une onction sur mon troisième œil, mes mains, mes pieds et mon cœur. Ce geste d'ouverture me rappelle que je suis un instrument de Dieu.


Je respire ensuite avec des pranayamas, souvent avec une huile essentielle — huile de rose de Damas, encens oliban, ou un cantique olfactif, selon ce qui vient. Puis vient le silence de la méditation : observer les émotions, accueillir la paix et la grâce, mais aussi les choses moins agréables, celles qui demandent à être vues.


Je récite ensuite un mala ou un chapelet avec des prières en hébreu, ou en arabe. Je ferme souvent cet espace avec mon tambour ou mon bol de cristal


En journée, la pratique se module. Parfois ce n'est qu'une respiration consciente. Parfois c'est une méditation guidée, la récitation d'un mantra, ou un chant accompagné de mon tambour. J'ai toujours des roses sur mon autel pour travailler avec leur médecine — méditer avec la rose, la déposer sur les endroits du corps qui appellent à la guérison. J'ai aussi mon mortier pour les herbes ramenées de forêt, transformées en poudres pour mes onctions.


Le soir, je termine toujours par un mala ou un chapelet. J'ai un petit carnet qui regroupe toutes mes prières et tous mes mantras : des prières catholiques, des mantras esséens, des prières en arabe, des mantras en sanskrit, des chants chamaniques, hébraïques, chrétiens. Ce carnet m'accompagne partout. Je termine en écoutant des audios spirituels — la vie d'un prophète, un passage de texte sacré, une explication d'une lettre hébraïque — avant de dormir.


Ma pratique c'est l'expression d'une conviction profonde : toutes ces voies partent de la même source. Elles sont les miroirs d'une même boule de disco, chacun reflétant un fragment de la même lumière.

Ce que je vous invite à faire, c'est de clarifier votre intention. Pourquoi voulez-vous vous relier au vivant ? Qu'est-ce que ça vous fait ressentir ? À partir de là, vous pourrez créer une pratique qui vous ressemble.


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