Show cover

Pour clore la saison 2 de Carré d'As, il fallait quelqu'un de particulier. Pas un artiste. Celui qui les découvre. Celui qui les façonne. Celui qui les croit avant tout le monde. Chad Boccara — fondateur de Faubourg 26, producteur et éditeur musical — s'installe pour la première fois face aux cartes. Et ce qu'il raconte dépasse de loin ce qu'on attendait.

Faubourg 26, c'est dix ans cette année. Dix ans et une liste de noms qui dit tout : Solann, Suzanne, Jeanne, Marceau, ESTL, Tchako. Des Victoires de la Musique, des certifications, des salles ouvertes, des vidéos à deux heures du mat sur TikTok qui changent une carrière — et parfois la sienne. Chad parle de son métier avec une précision chirurgicale : découvrir des talents avant que le monde ne les découvre, construire une vision là où il n'y a encore qu'une voix et cent cinquante vues sur un iPhone.

Mais ce qui rend cet épisode rare, c'est tout ce qu'il dit en dehors de la musique. Il parle de ses vingt-six ans — l'année où tout a basculé. Coming out, rencontre avec celui qui est aujourd'hui son mari, ouverture de sa structure : trois choses qui n'ont rien à voir et qui ont tout à voir. "C'est l'amour qui m'a donné des ailes pour voler", dit-il. Et on le croit.

Il parle de ses grands-parents — aujourd'hui disparus — qui lui ont transmis l'amour de la langue française. Son grand-père, venu de Tunisie, tombé amoureux du français, qui lui faisait écouter Aznavour et Léo Ferré. Ce sont eux qu'il inviterait à dîner, avec Stromae et Jacques Brel. Et ce dîner, il le servirait en avocado toast — parce que c'est à peu près tout ce qu'il sait cuisiner, et qu'il ne fait pas les choses à moitié.
Il raconte sa carapace : un homme qui a 1% de larmes par rapport à une personne lambda — une condition de santé réelle — et qui pourtant s'est effondré à son mariage, incapable d'avancer vers la cérémonie. Il parle de son "retardateur" émotionnel : les émotions arrivent toujours, mais avec du décalage, la nuit, seul dans son canapé, quand tout le monde est parti. Il parle des dix ans de Faubourg 26 fêtés avec une vidéo surprise de tous ses artistes — qu'il a regardée sans pleurer, et qui l'a tenu éveillé jusqu'à deux heures du matin à se dire : "quand même, incroyable, ce que je viens de vivre."

Il raconte l'origine du nom Faubourg 26. Jacques Brel d'abord — "la laideur des faubourgs", une phrase entendue enfant qu'il ne comprenait pas mais qu'il trouvait tellement belle. Puis la rue du Faubourg du Temple, à Paris, où il avait ses premiers rendez-vous musicaux au Café du Temple. Et le 26 : son âge quand tout a changé. Marqueur de temps pour quelqu'un qui a du mal avec le temps qui passe. En 2026, le chiffre revient. Il y croit.

Il parle de Suzanne, à qui il a dit dès le début : ta voix est à l'ancienne, tu n'es pas à la mode, et c'est exactement pour ça que tu vas imposer ta mode. Il parle de Solann découverte à deux heures du mat sur TikTok, d'une vidéo à cent cinquante vues, filmée à l'iPhone. Et de son rêve le plus personnel : devenir père.

Un épisode de fin de saison comme on les aime. Profond, honnête, sans discours. Un homme qui produit des rêves et qui en a encore plein à réaliser.

🃏 Carré d'As, c'est chaque mardi sur Bebo et sur toutes les plateformes de streaming. Merci pour cette saison 2 — on se retrouve en septembre.
📲 Abonne-toi, laisse une note, et va écouter tous les artistes de Faubourg 26.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Pour clore la saison 2 de Carré d'As, il fallait quelqu'un de particulier. Pas un artiste. Celui qui les découvre. Celui qui les façonne. Celui qui les croit avant tout le monde. Chad Boccara — fondateur de Faubourg 26, producteur et éditeur musical — s'installe pour la première fois face aux cartes. Et ce qu'il raconte dépasse de loin ce qu'on attendait.

    Faubourg 26, c'est dix ans cette année. Dix ans et une liste de noms qui dit tout : Solann, Suzanne, Jeanne, Marceau, ESTL, Tchako. Des Victoires de la Musique, des certifications, des salles ouvertes, des vidéos à deux heures du mat sur TikTok qui changent une carrière — et parfois la sienne. Chad parle de son métier avec une précision chirurgicale : découvrir des talents avant que le monde ne les découvre, construire une vision là où il n'y a encore qu'une voix et cent cinquante vues sur un iPhone.

    Mais ce qui rend cet épisode rare, c'est tout ce qu'il dit en dehors de la musique. Il parle de ses vingt-six ans — l'année où tout a basculé. Coming out, rencontre avec celui qui est aujourd'hui son mari, ouverture de sa structure : trois choses qui n'ont rien à voir et qui ont tout à voir. "C'est l'amour qui m'a donné des ailes pour voler", dit-il. Et on le croit.

    Il parle de ses grands-parents — aujourd'hui disparus — qui lui ont transmis l'amour de la langue française. Son grand-père, venu de Tunisie, tombé amoureux du français, qui lui faisait écouter Aznavour et Léo Ferré. Ce sont eux qu'il inviterait à dîner, avec Stromae et Jacques Brel. Et ce dîner, il le servirait en avocado toast — parce que c'est à peu près tout ce qu'il sait cuisiner, et qu'il ne fait pas les choses à moitié.
    Il raconte sa carapace : un homme qui a 1% de larmes par rapport à une personne lambda — une condition de santé réelle — et qui pourtant s'est effondré à son mariage, incapable d'avancer vers la cérémonie. Il parle de son "retardateur" émotionnel : les émotions arrivent toujours, mais avec du décalage, la nuit, seul dans son canapé, quand tout le monde est parti. Il parle des dix ans de Faubourg 26 fêtés avec une vidéo surprise de tous ses artistes — qu'il a regardée sans pleurer, et qui l'a tenu éveillé jusqu'à deux heures du matin à se dire : "quand même, incroyable, ce que je viens de vivre."

    Il raconte l'origine du nom Faubourg 26. Jacques Brel d'abord — "la laideur des faubourgs", une phrase entendue enfant qu'il ne comprenait pas mais qu'il trouvait tellement belle. Puis la rue du Faubourg du Temple, à Paris, où il avait ses premiers rendez-vous musicaux au Café du Temple. Et le 26 : son âge quand tout a changé. Marqueur de temps pour quelqu'un qui a du mal avec le temps qui passe. En 2026, le chiffre revient. Il y croit.

    Il parle de Suzanne, à qui il a dit dès le début : ta voix est à l'ancienne, tu n'es pas à la mode, et c'est exactement pour ça que tu vas imposer ta mode. Il parle de Solann découverte à deux heures du mat sur TikTok, d'une vidéo à cent cinquante vues, filmée à l'iPhone. Et de son rêve le plus personnel : devenir père.

    Un épisode de fin de saison comme on les aime. Profond, honnête, sans discours. Un homme qui produit des rêves et qui en a encore plein à réaliser.

    🃏 Carré d'As, c'est chaque mardi sur Bebo et sur toutes les plateformes de streaming. Merci pour cette saison 2 — on se retrouve en septembre.
    📲 Abonne-toi, laisse une note, et va écouter tous les artistes de Faubourg 26.


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